Interview avec Mr Jean Vivien DAH N’GBEKOUNOU, CEO de YLOMI

Que peut-on retenir sur la tête pensante de Ylomi ?

Je suis Jean Vivien DAH N’GBEKOUNOU, diplômé en finance et Contrôle de Gestion avec plus d’une dizaine d’années d’expériences en entrepreneuriat. Passionné entre autre de la Bourse et du Trading,  je profite de mes heures perdues pour saisir les opportunités qu’offrent les différentes places boursières. Je suis également un passionné des solutions innovantes et je nourris l’ambition de voir Ylomi devenir autant un état d’esprit qu’un outil qui rende service au plus grand nombre.

Avez-vous douté ou hésité quant à l’adoption de votre projet par le public? Quelles sont les difficultés que vous avez dû surmonter

Le doute est un état « normal » pour un entrepreneur, car cela lui permet de se remettre en cause pour faire face efficacement aux difficultés. Bien évidemment j’avais un doute par rapport à l’adoption du projet par le public. Etant donné que le marché Béninois est très compliqué à percer. Mais étant convaincu de la pertinence de l’idée  qui reflète un besoin réel, je me suis préparé psychologiquement et normalement pour affronter toutes les difficultés qui découleraient de la bonne exécution du projet. En matière de difficultés nous essayons de surmonter chaque jour, je peux citer :

• Comment répertorier les meilleurs professionnels par zone pour garantie la satisfaction aux utilisateurs,

• Comment mettre en place une équipe dynamique et dévouée qui épouserait la même vision que moi,

• Comment améliorer continuellement le produit pour être plus proche des besoins des utilisateurs,

• Comment faire adopter le produit au plus grand nombre.

Avez-vous eu à faire face au scepticisme des béninois ou ont-ils d’emblée adopté l’idée ?

La population Béninoise dans sa majorité est naturellement sceptique à toutes initiatives locales. Les affaires d’ICC et consorts n’ont malheureusement pas contribuées à changer ce paradigme. Nous préférons les initiatives importées au détriment de celles de nos propres frères. Oubliant souvent que c’est le consommé local qui crée de la richesse et développe un pays. Pour ma part, je ne pourrai dire que les Béninois ont d’emblés adopté l’idée. Mais Ce qui est sûr, plusieurs ont appréciés l’idée et nous travaillons d’arrache pieds pour gagner la confiance des sceptiques qui, tenez vous tranquille nous observent en silence.

Quelle est votre vision à court et à long terme pour Ylomi ?

Notre vision est de faire de Ylomi la plus grande place de marché de services en Afrique d’ici les dix (10) prochaines années et de devenir le leader.

A court terme, nous ambitionnons bâtir « l’Amazon de Services » où quiconque ayant besoin de n’importe quels services, où qu’il soit et quand il voudra, pourra sans tracasserie accéder à au moins un professionnel pour le satisfaire.

Quelle a été votre expérience avec BBAN ?

Depuis le dépôt de la candidature en passant par les différentes phases d’interviews jusqu’à la signature des Accord d’investissement, ce fût une belle expérience avec plein de rebondissements. Il fallait dénicher à chaque étape des arguments prouvant que le projet à un potentiel et opter pour une communication efficace en amont. Ceci m’a permis d’améliorer mon pitch et le business plan.

Pourquoi avoir postulé et quelles ont été vos difficultés ?

Vous savez en Afrique et particulièrement au Bénin, nous entrepreneurs n’aimons pas associer des valeurs sûres à nos projets pour aller loin. On préfère détenir 99% des parts dans une entreprise qui stagne que d’avoir 30% des parts d’une entreprise qui marche à l’international. J’ai donc postulé au BBAN parce que je recherchais un accompagnement technique de qualité et un financement complémentaire pour porter loin le projet. De plus, être financer par des investisseurs locaux et de surcroît avoir le BBAN dans votre actionnariat est une véritable due diligence pour obtenir plus rapidement du financement à l’international.

Comment cela s’est-il déroulé ?

C’était une longue procédure qui s’est déroulée dans une ambiance conviviale avec toute la rigueur possible. Après la phase de présélection sur dossier de candidature, nous avons subi un entretien de présentation de projet devant un jury. Ceux qui sont retenus ont dus déposer des documents complémentaires y compris le business plan pour approfondir la viabilité du projet. Plusieurs interviews ont suivis avant le démarrage de la phase de formalisation des documents contractuels. A chacune des étapes de la procédure, Il fallait dénicher des arguments prouvant que le projet à un potentiel avec des preuves en support.

Comment se déroulera votre partenariat avec BBAN ?

Je pense que le partenariat va se dérouler dans le respect des textes contractuels. Chaque partie doit jouer convenablement son rôle pour le seul et unique but : l’amélioration du produit et sa bonne exécution.

Quel fut le montant de votre financement ?

Nous avons reçu un financement de FCFA 10 000 000 en action suivant un Accord d’investissement Rapide (AIC).

Au-delà du volet financier, que comptez-vous tirer de ce partenariat ?

Nous comptons beaucoup sur l’expertise et l’expérience des membres du BBAN pour améliorer du produit et amorcer plus rapidement la croissance de Ylomi.

Quelles sont vos recommandations pour les startups désireuses de postuler pour recevoir un financement ?

Je recommande à tous les fondateurs de startups qui désirent porter loin leurs projets à travers financement, mentorat, expertise, de postuler aux prochains appels à candidatures afin de profiter de cette due diligence indispensable pour leur croissance et des levés de fonds à l’internationale.  

Un mot de fin.

Je voudrais remercier les membres du BBAN et le président Médéa DEGBE en particulier pour avoir cru au potentiel de Ylomi. Je reste confiant que notre partenariat portera ses fruits et servira de preuve à la génération future.

Je lance enfin un appel au gouvernement afin qu’il accompagne le BBAN dans sa mission combien importante pour la croissance rapide des startups Béninoises.